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Les sociétés d’Aviron

En 1853 fut créée la première société d’aviron de l’Ile-de-France, sur la Seine à Courbevoie. Le Rowing Club de Paris, issu de la Société des Régates Parisiennes, est le premier club de la capitale. Il a également un garage à bateaux, construit en 1887 sur l’île des Loups au Perreux (ce bâtiment existe toujours). En 1879, le match Rowing-Marne est créé, mettant en concurrence la Société Nautique de la Marne de Joinville-le-Pont et le Rowing-Club. Exproprié en 1970, le club sera reconstruit à Saint-Ouen sur l’Ile-des-Vannes.

En 1875, sur la Seine, le Cercle Nautique de France est créé par Réginald Gesling, un transfuge du Rowing Club, et Adrien Fleuret. En 1878, le cercle-garage est inauguré à Courbevoie. En 1906, un second garage est construit de l’autre côté du Pont de Levallois. Delaplane est alors leur plus grand champion. Bombardé pendant la guerre, le garage est détruit et, après un déménagement provisoire sur l’Ile du Pont de Neuilly, il quitte Courbevoie pour Neuilly-sur-Seine.

En 1882, la Société Nautique de la Basse-Seine est créée et s’installe à Courbevoie en 1889. La même année, le match Encou-Basse-Seine est créé, mettant en concurrence les rameurs de Courbevoie sur la Seine, et ceux de la Marne à Nogent. Gaston Delaplane fut également un de leurs grands champions.

On voit donc déjà que les clubs d’aviron de la Seine avaient des contacts très étroits avec ceux de la Marne. Ce sont donc souvent d’anciens rameurs de clubs de la Seine qui contribuèrent à la création des clubs de la Marne.

Après l’incendie de l’Encou en 1979, ce nouveau drame a endeuillé les Bords de Marne avec la perte d’un patrimoine de bateaux anciens irremplaçable

En 1876, deux membres du Rowing, Monney et Rustan, souhaitent créer une nouvelle société nautique sur les bords de Marne. C’est ainsi que naît la Société Nautique de la Marne (S.N.M.). En 1883, la société inaugure son «boat house» sur l’île Fanac, à Joinville (bâtiment qui avait été remarquablement restauré). Détruit par incendie criminel le 25 Octobre 2005, il vient d’être reconstruit à l’identique en un temps record.

A cette époque, plusieurs sociétés de joyeux canotiers existaient sur la Marne, mais leur existence fut éphémère. On connaît toutefois encore leurs noms, bien caractéristiques de l’ambiance qui régnait à l’époque, aussi bien sur les bords de Marne que sur la Seine : les Mabouls, les Tousloufs, les Abeilles, les Incohérents ou les Vieux Birbes.

La rivalité entre canotiers et « rowingmen » était alors à son paroxysme sur la Marne.







L’Encou, sur l’Ile des Loups, fut souvent peinte par Raoul Dufy



En 1879 la Société d’Encouragement des Sports Nautiques (l’Encou) s’installe sur l’Ile des Loups à Nogent-sur-Marne. Elle y est toujours, malgré un incendie qui la ravagea entièrement le 25 Avril 1979. Le « Marathon de l’Encou » est resté pendant longtemps une compétition traditionnelle au mois de Juin, qui contribuait à recréer l’aspect festif de ces manifestations sur l’eau.

1882 : création du Cercle Nautique de Meaux.




Le prix Damala à l’En Douce, avant que ne disparaissent toutes les maisons visibles sur cette photo, sur le quai et sur la hauteur. Seule la Marne est encore là.



1886
: la Société Nautique En Douce voit le jour sur le Quai de la Marne à Joinville-le-Pont. Société de canotiers à sa création, elle évolue peu à peu vers une société de compétition d’aviron, tout en conservant l’esprit « canotier ». Un exemple unique sur toutes les boucles de la Marne. C’est une autoroute (A4) qui mettra fin à son existence en 1973 en l’obligeant à fusionner avec le Club Nautique de Paris, afin de continuer à subsister.






Les bâtiments de l’Horloge à Joinville-le-Pont ont abrité plusieurs sociétés d’aviron, dont la F.R.I.




1891
: le Club Nautique de Paris est créé dans le quartier de La Pie à Saint-Maur. Il émigre dès 1893 sur le Quai de la Marne à Joinville-le-Pont. En 1929, Marcel Carné filme les rameurs du club mettant à l’eau un huit (« Nogent, Eldorado du Dimanche »).

La F.R.I. (Fédération des Rameurs Indépendants) exista de 1900 à 1964 avec un garage à l’Horloge sur le Quai de la Marne à Joinville-le-Pont. Elle organisait de nombreuses excursions sur la Marne, jusqu’à Lagny et Meaux.






1903
: le Cercle Nautique du Perreux, issu de la réunion de sociétés de canotiers, « les Vieux Birbes » et « Les Incohérents », et devenu la Société Nautique du Perreux en 1941, reste l’un des clubs les plus renommés de la Marne « haute ».

1905 : plus haut encore sur la Marne, la Société Nautique de Lagny est créée, avec la famille Saurin (William, puis Vincent), comme champions d’aviron et mécènes.

Toutes ces sociétés étaient exclusivement réservées aux hommes. Ce n’est que pendant ou après la Grande Guerre de 1914-1918 que furent créées des sociétés d’aviron pour les femmes :
1912 : Fémina
1915 : Académia
1920 : La Ruche Sportive Féminine

1er Février 1927 : l’Association Sportive de la Bourse, devenue Club Nautique de la Bourse en 1936, s’installe à Nogent-sur-Marne dans un bâtiment mythique des bords de Marne, le Casino Tanton. Un style architectural des années 1900, le style « art moderne ». Il crée la « Tête de Rivière » le 26 Mars 1933 : un événement exceptionnel. Cette compétition, abandonnée dans les années 1960, sera reprise en 1998 par la Fédération Française des Sociétés d’Aviron, sous le nom de « Grand National à Huit ». Puis, on y tourne le film « 37°2 le matin » et quelques semaines après, en 1990, le club est exproprié et démoli pour une banale opération de promotion immobilière. Personne n’aura préempté à Nogent pour sauver le club et le bâtiment. Néanmoins, il réussit à se réinstaller à Saint-Maur et prend le nom de Schelcher Aviron Club, en hommage à son fondateur. Une flottille de bateaux anciens restaurés participe régulièrement aux fêtes sur la Marne.

1er Mars 1928 : l’Union Sportive Métropolitaine, le « Métro » s’installe sur le Quai de la Marne à Joinville-le-Pont, puis dans un bâtiment sur le Quai de Polangis qui deviendra son garage à bateaux (ancien bal Printania)

1929 : l’Association Sportive de la Préfecture de Police s’installe tout à côté au 100, Quai de Polangis.

1947 : une autre corporation installe son club d’aviron sur les Bords de Marne, au Perreux ; c’est l’Association Sportive du Crédit Foncier de France. Le trophée Lancelot, l’un des plus beaux dans le milieu de l’aviron, et sans doute le plus émouvant, a été créé par André Lancelot, le premier président, en hommage à son fils, Jean, tué pendant la guerre d’Algérie en 1956.

Enfin, les derniers clubs arrivés sur la Marne sont le Red Star Club de Champigny (1973) et le Club Nautique de Nogent (1984), installé dans l’Ile des Loups, dans un bâtiment qu’occupait le Rowing Club de Paris (Courbevoie) pour ses compétitions organisées sur la Marne.

Les clubs de canoë-kayak :

Lorsque les premières sociétés de canotage se constituèrent sur les bords de la Marne, on y pratiquait à la fois l’aviron, le canoë, la périssoire, la gymnastique, la natation et parfois même le tennis (par exemple au Cercle des Sports de la Marne, qui existe toujours à la Varenne-Saint-Hilaire).

Puis vint l’époque où deux fédérations se constituèrent. Assez curieusement, elles ont récemment acquis des sièges sociaux sur les bords de Marne à 100 mètres l’une de l’autre :
- la Fédération Française des Sociétés d’Aviron, au 17, Bd de la Marne à Nogent-sur-Marne.
- La Fédération Française de Canoë-kayak au 87, Quai de la Marne à Joinville-le-Pont.

Décalcomanies placés sur les pagaies de ces deux constructeurs de canoës-kayak, situés à Joinville-le-Pont.



Où pratiquer le canoë-kayak sur la Marne ?

Canoë-kayak Club de France :
47 Quai Louis Ferber à Bry-sur-Marne,
descendant du Canoë-Club de France.

Société Nautique du Tour de Marne :
7 Quai Winston Churchill
à Saint-Maur-des-Fossés.

Joinville Eau Vive,
dans l’Ile Fanac à Joinville-le-Pont.



Les débuts du canoë

Le Canoë Club de France (C.C.F.), fondé en 1904 par des membres de la Société Nautique de la Basse Seine, a pour objectif de favoriser la promenade en rivière. A l’origine, ses membres utilisent les mêmes embarcations que les autres clubs et notamment le canoë français. Le fondateur du C.C.F., Albert Glandaz, (Président de la Fédération des Sociétés d’Aviron, yachtman et mécène des sports nautiques), importe du Canada quelques canoës, les «canadiennes», qu’il donne au nouveau club. Ces embarcations, plus facilement manœuvrables que les avirons, donnent l’envie aux membres du Canoë Club de remonter les rivières. C’est la découverte de l’eau vive. Après la guerre de 1914, les canoëistes découvrent les rivières à cours rapide du Massif Central, puis des Pyrénées et des Alpes. En 1934, le Canoë Club ouvre un club-house, quai d’Artois, au Perreux. C’est là que des générations apprendront la technique de la pagaie. En 1930, la fondation du Kayak Club de France (K.C.F.) vient enrichir les pratiques de l’eau vive. En 1943, le K.C.F. s’installe à Bry-sur-Marne. Après un rapprochement avec le C.C.F., les deux clubs fusionnent pour former l’actuel Canoë-Kayak Club de France (C.K.C.F.). En 1935, la Société Nautique du Tour de Marne (S.N.T.M.) voit le jour à Saint-Maur, quai de la Pie, à l’initiative du président de la toute jeune Fédération Française de Canoë. Le club s’honore immédiatement de champions de France et de sélectionnés olympiques en 1936. Expropriée en 1969, la S.N.T.M. doit longtemps se contenter de locaux «provisoires». Depuis 1998, un nouveau local abrite la société, près du pont de la Varenne. 1936 est l’année de la création du groupe de canoëistes du Touring Club de France (T.C.F.), qui s’installe sur la Marne, au Perreux, en 1946 et enfin à Joinville en 1959. De nouveaux locaux, sur le terrain de camping du Tremblay, sont aménagés en 1968. L’activité du club est tournée vers le tourisme, avec l’organisation de croisières collectives. Après la dissolution du T.C.F. en 1981, le Canoë-Kayak-Paris-Le-Tremblay (CKPLT) prend la succession du grand ancien

La voile

En arrière-plan, le bal « Printania », qui abrite actuellement le club d’aviron et de canoë-kayak du « Métro ». A droite, ces bâtiments ont disparu pour le passage de l’autoroute A4.
 





La Marne n’étant pas aussi large que la Seine, peu d’endroits pouvaient se prêter aux manœuvres des voiliers.

Néanmoins, un très actif « Cercle de la Voile de Nogent-Joinville » s’était établi sur un ponton flottant à la limite des eux communes. Il était souvent utilisé pour les concours de natation.

De nos jours, on ne pratique plus la voile que sur le bassin de la Pie, entre Saint-Maur et Bonneuil, à la V.G.A. (« La Vie au Grand Air ».

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