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Les accordéonistes

Les guinguettes des bords de Marne principalement furent le terrain de prédilection de nombreux accordéonistes, venus soit d’Italie, soit de province, soit de la capitale. Tous ont eu ou ont encore à leur répertoire des chansons évoquant la grande période des guinguettes de la Marne.

Parmi eux, Gournay-sur-Marne retient tout particulièrement le nom de V. Marceau.

V. Marceau :

Né à Liévin le 29 décembre 1902, il hérita du goût de l’accordéon par son père, mineur, qui en jouait en amateur. Dès l’âge de 17 ans, il se produit dans des théâtres de marionnettes à Lille et sur des marchés. Finalement, il est embauché dans une brasserie de Lille. Né Marceau Verschueren, il prend comme nom d’artiste V.Marceau, pour les raisons que l’on devine.

Il travaille avec les établissements Cavagnolo, fabriquant d’accordéon arrivé d’Italie à Villeurbanne en 1923. Les deux familles se lient d’amitié. V.Marceau a accompagné les plus grands chanteurs, comme Edith piaf, Maurice Chevalier, Berthe Sylva ou Tino Rossi. En 1936, on le voit jouer dans "La Belle Equipe ", film mythique des Bords de Marne

Il rencontre également MacOrlan, Francis Carco, qui lui écriront des textes de chansons, et Michel Simon au cabaret montmartrois "Le Lapin Agile". Simons fut également l’in de ses grands paroliers.

Marc et Danielle Bonnel l’ont bien connu. Lui accompagna Mistinguett à l’Alhambra de Paris, et surtout, pendant 18 ans, Edith Piaf. Danielle fut la secrétaire de la chanteuse jusqu’à son dernier jour. V.Marceau était le témoin du marié en 1950, tandis qu’Edith Piaf tenait ce rôle pour la mariée. Marc connaissait Marceau depuis 1928.

Pendant la guerre, il part avec son accordéon et joue au Théâtre des Armées, où Fernandel l’a fait entrer ; il y rencontre également Pierre Fresnay.

Marceau créa l’Amicale des Accordéonistes Lyonnais, dont il fut le Président, et créa la Marche des Accordéonistes Lyonnais, encore célèbre. Il touchait également beaucoup à la photographie, au cinéma et constitua une collection importante d’appareils à musique et mécanique. En 1951, il entreprit d’imprimer lui-même, chez lui, ses partitions.

V.Marceau était réputé pour jouer les "fondamentales", c’est-à-dire les basses, de la main gauche, d’une manière qui n’appartenait qu’à lui, et contribua à son succès. Vers la fin de sa vie, il favorisa l’accordéon classique, et jouait bénévolement pour des personnes âgées, jusqu’en 1982. Cette année-là, pour ses 80 ans, la ville de Gournay avait réuni André Astier, Bruno Lorenzoni, Marcel Azzola, Adolphe Deprince, Yvette Horner, Jo Rossi, Marcel Boniface et la famille Cavagnolo.

La maladie l’ayant rattrapé, il disparut peu après et, un an après son décès, Yvette Horner joua en sa mémoire dans l’église de Gournay-sur-Marne.


Emile Vacher (1883-1969) :

Dès l’âge de 10 ans, il apprend seul à jouer de l’accordéon. Il devient célèbre quand, en 1908, son père ouvre un bal à Paris, Rue de la Montagne Sainte Geneviève, le premier "bal à la musette ".

Dans les années 1920, commence sa collaboration avec le pianiste Jean Peyronnin. Ils composent alors de nombreux airs très connus encore, comme "Reine de Musette", "Brume Napolitaine", "Bourrasque" ou "Défilé des Accordéonistes"… et tant d’autres !


Jo Privat (1919-1996) :

C’était l’accordéoniste le plus connu du Balajo, rue de Lappe à Paris, qu’il créa en 1936 et où il joua pendant plus de 50 ans. Son registre se compose de musiques issues du musette et de la culture tzigane. Il a composé notamment : "Manouche Partie" (1960), 14 titres pour cet album, et "deux Guitares et un Violon" (1983).

Né à Ménilmontant, il vécut quelques années sur les bords de Marne, à Bry. Il joua "Chez Gégène" à Joinville-le-Pont et "Au bal des Oiseaux" à Bry-sur-Marne. On le surnommait "Le Gitan Blanc".


Marcel Azzola (né en 1927) :

Il remporte le 1er Concours d’Accordéon avant la guerre de 1939-1945. Dans le jury : V.Marceau, Deprince et Ferrero.

Son père jouait de la mandoline en Italie. Marcel commença à lire la musique dès l’âge de 11 ans, ce qui lui facilita bien des choses après, et il fut rapidement engagé dans des brasseries, là où il fallait se produire à l’époque pour se faire connaître.

"Dans ce Ménilmontant ayant célébré tant de fois la gouaille franchouillarde, l'heure est déjà au métissage en cette année 1927, et la communauté d'origine italienne célèbre la venue au monde de Marcel Azzola. Violoniste de la première heure, il se tourne vers l'accordéon et découvre le jazz de l'après-guerre. Alliant une forte culture du répertoire de l'accordéon, du jazz et de la musique classique, c'est un des grands accompagnateurs des années 50, que l'on retrouve tant aux côtés de la "Dame Brune", que de la "môme Gréco" ou de "Monsieur 100 000 volts". Brel le célèbrera en une forme de rituel "chauffe Marcel, chauffe !". Les années 80 marquent chez lui le souhait de s'affranchir en partie des sonorités classiques de l'accordéon. Il se tourne résolument vers le Jazz en compagnie du duo Caratini/Fosset ou de Dany Doriz." (source : www.orchestre.com)

"Le premier instrument de Marcel Azzola sera le violon. Marcel se tourne vers l'accordéon et entre dans l'orchestre des jeunes aveugles qui répète à la salle des fêtes de Pantin tout à coté de chez lui. Il prend quelques cours chez Paul Saive, puis à Bobigny chez Attilio Bonhommi qui l'entraîne vers la guinguette.

Arrive l'exode, Marcel part pour la Haute Savoie où, solfège en poche il garde les vaches pour la famille de son professeur, et anime quelques soirées dansantes pour les maquisards.

De retour en banlieue parisienne, il découvre le jazz et fréquente Gus Viseur Charley Bazin, et Tony Muréna. En travaillant avec Médard Ferrero il prend goût au répertoire classique et joue dans les Cafés-concerts et les brasseries.

Vers les années 50 il accompagne: Barbara, Annie Cordy, Gilbert Becaud, Juliette Gréco, Francis Lemarque, Edith Piaf... Dès les années 60 il enregistre des œuvres classiques tout en s'assurant une place de choix dans le monde des accompagnateurs (Brel, Mouloudji...)

dans le monde des accompagnateurs (Brel, Mouloudji...) Il associe son nom à celui des plus grandes stars du jazz (Thielmans, Solal, Vander, Portal...).

Collectionneur d'accordéons Marcel accumule aussi les distinctions
" (source : www.perigord.com)

Yvette Horner :

Elle a suivi le Conservatoire de piano à Toulouse. Puis sa mère lui demanda d’apprendre l’accordéon, qu’elle n’appréciait guère, jusqu’au jour où elle raconte qu’elle entendit V.Marceau et Deprince, qui se produisaient à Toulouse. Depuis, elle voulut "jouer comme Marceau". Elle le rencontra après avoir remporté la Coupe du Monde lors d’un concert à la Mairie du 10ème arrondissement de Paris.

De 1952 à 1963 elle précéda les cyclistes du "Tour de France", ce qui contribua à sa popularité dans tout l’hexagone.

De formation classique (le piano), elle tente toutes les extravagances vestimentaires avec ses fameuses robes bleu-blanc-rouge ! Sa maison nogentaise fut célèbre dans la France entière et bien au-delà, par ses objets en forme d’accordéon, de la cheminée au lit, en passant par les appliques !

En Juin 2007, son nom est donné à la promenade de l’Ile de Beauté à Nogent-sur-Marne, ultime reconnaissance de la ville à l’une de ses plus illustres habitantes, ancienne Reine du Petit Vin Blanc.

Avec 150 disques vendus à plus de 30 millions d’exemplaires, elle figure parmi les accordéonistes les plus renommés du territoire.


Adolphe Deprince :

Un contemporain de V.Marceau, il avait racheté le Café du Commerce à Gournay-sur-Marne. Avec son frère Jean, ils animaient cet établissement par un petit orchestre, lui à l’accordéon et son frère à la batterie. A Gournay, dans ces années 30, deux autres restaurants faisaient guinguette : "Au Canotier" et "La Carpe d’Or". On pouvait y voir jouer André Darche et Jacques Brunichold. "Chez Régnier", une chanson fut même créée, "A la petite valse".


André Verchuren :

En 2007, il a 86 ans et sa vit fut bien remplie. Né à Neuilly-sous-Clermont (Oise), d’un père déjà accordéoniste.

A 14 ans, il est déjà Champion du Monde d’accordéon et c’est le Roi Léopold de Belgique qui lui remet la coupe. Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, Grand prix de Deauville, Grand prix de popularité des juke-boxes, Grand prix de l’Académie du disque français…

Il compose "Les Fiancés d’Auvergne" qui se vend à 10 millions d’albums. Mais André Verchuren est également un rescapé des camps de la mort. Il raconte dans une interview au journal de la Côte d’or, "Le Bien Public" :

"J’ai été arrêté par la Gestapo en 1944 pour faits de Résistance. J’ai eu des interrogatoires très durs. Ils étaient à quatre dans la même pièce, avec des matraques ; ils voulaient me faire avouer, mais j’avais surtout le pouvoir et la volonté de sauver les aviateurs alliés. Ces aviateurs dont les avions, touchés, tombaient dans la région de Creil où il y avait beaucoup de bombardements, et que j’étais chargé avec d’autres de récupérer. On les soignait, on les mettait dans des maisons amies (…). Après, je me suis retrouvé dans le train de la mort qui a relié Compiègne au camp de Dachau. Nous sommes partis 2 560, un millier de prisonniers étaient morts à l’arrivée, le 5 juillet 1944 (…). Le 14 juillet, au bloc 21, avec des camarades, je suis monté sur une table et on a chanté la Marseillaise. C’est un autre déporté, Edmond Michelet, futur ministre des Armées du Général de Gaulle qui est intervenu pour me sauver la vie. J’ai le diplôme de la Reconnaissance des États-Unis d’Amérique, signé par le général Eisenhower ; je suis officier de la Légion d’honneur; j’ai reçu aussi le diplôme de la Reconnaissance de la Résistance en France, pour la commémoration du centenaire de Jean Moulin ; et je viens de recevoir, il y a deux semaines, le titre de commandeur dans l’Ordre du mérite national. J’ajoute que j’ai donné comme prénom, à l’un de mes deux garçons, celui d’un aviateur américain que j’ai sauvé : Harry Williams."

Bruno Lorenzoni :

Né à Paris, de parents corses. Très précoce, il doit sa vocation à un professeur de solfège de Saint-Quentin, dans l’Aisne, qui s’aperçoit qu’il sait déjà déchiffrer la musique !

A 12 ans, il pose déjà avec un accordéon à son nom.

Mais c’est également un compositeur, comme de nombreux accordéonistes, et on lui doit des airs fameux d’émissions de télévision, comme "Le Schmilblic", "Tournez Manège" ou "Les Jeux de 20 heures".

Jules Nicoli :

Il commença à jour dans un bal du 14 Juillet, en 1939. issu d’une famille corse "montée" à Paris, il retrouve son île, contrant et forcé, dès les premières heures de la guerre. Il avait suivi les cours de l’école Marcus, une grande école d’accordéon.

Liste non exhaustive, à laquelle il faut notamment ajouter : André Astier, Frédo Gardoni, Louis Péguri, Michel Péguri, Tony Murena (1916-1977), Joseph Colombo, Albert Carrara (1903-1968), Emile Carrera, Gus Viseur (1915-1977), Médard Ferrero, Joss Baselli, Joé Rossi, Richard Galliano, Aimable (1922-1997), Louis Corchia, Maurice Larcange, etc… etc…

Les Spectacles :

Plusieurs expressions artistiques ont mis en scène le temps des guinguettes. Aujourd’hui pas de relâche pour les comédiens et artistes. C’est ainsi que différents spectacles ont été réalisés et c’est toujours avec enthousiasme que l’association encourage ces initiatives culturelles.

Duo Bobine du quai

Bastingages
Création 1999, co-réalisation de la Compagnie de la Courtille, du duo des Bobines du Quai et de la compagnie Point Virgule.



Promenade contemporaine pour revisiter les dimanches au bord de l’eau : Au détour d’une java à bretelles surgissent les "maux" d’hier et d’aujourd’hui : les interrogations d’une époque qui a vu naître toutes les grandes tendances de l’art du 20ème siècle en même temps que l’affirmation d’une culture populaire et la découverte d’un temps libre. Danse, musique, théâtre s’articulent autour de créations chorégraphiques, de reprises musicales émaillées de compositions originales, de textes de chansons et de quelques dialogues de films.








La Guinguette a Rouvert ses Volets
S'est joué au Théâtre 14 du 25 Mai au 10 Juillet 2004

"La Guinguette" a été nominée aux Molières 2005, Meilleur Musique de Spectacle,
Molière du spectacle inattendu.
Prix de la comédie musicale (spedidam)

La compagnie La Tribu a été créée en 1992 par un collectif de comédiens né d’une école : “L’École Claude Mathieu”. Cette compagnie a une vie traditionnelle de compagnie non subventionnée : les activité sont partagées entre les interventions en milieu scolaire, les ateliers ouverts au public, les Projets d’Actions Culturelles initiés par le ministère de l’Education Nationale.

Mesdames et messieurs, installez-vous confortablement. Vous allez plonger dans un univers de comédie et de chansons, au cœur d’une guinguette hantée, avec, par ordre d’entrée en scène, une héritière hésitante, un voyou flambeur, un(e) médium allergique, un poète maladroit, une bécasse amoureuse, un fantôme amnésique et trois musiciens. Ils vous conteront une histoire cocasse et palpitante, mais impossible à résumer.
Un spectacle qui s’adresse à tous ceux qui aiment à la fois découvrir et se souvenir, à tous les amateurs de théâtre et de chansons, à tous les curieux qui voudront percer le secret du drame enfoui au cœur de la guinguette.

Pas de doute, il s’agit bien d’une comédie musicale,au sens étymologique du terme : un mélange qui se veut subtil (!) de texte parlé et de texte chanté, de théâtre pur et de music-hall, un show qu’on pourrait qualifier en plagiant “off-Broadway”, “d’off Palais”(qu’il soit des Sports ou des Congrès). Entre aujourd’hui et hier, dans une scénographie qui emprunte le noir et blanc au cinéma muet des  années 20 et les couleurs à un présent éclairé par des guirlandes de caboulot, six comédiens chanteurs accompagnés de trois musiciens - piano, contrebasse et accordéon - installent les tréteaux, déploient les toiles peintes, s’amusent à rater leurs entrées, à rivaliser, tandis que l’histoire qu’ils racontent se déroule malgré eux. Le présent semble improvisé, tandis que survient le passé, réglé comme du papier à musique. C’est l’Histoire de Gaspard, quarante cinq minutes d’une création musicale qui prend sa source dans la variété française des années 20 à 40.
A cela s’ajoutent quelques reprises de chansons du répertoire dont “La Java Bleue”, “Danse avec moi”, “A la dérive” et bien sûr, “La guinguette a fermé ses volets” de Zwingel et Montagné, immortalisée par Damia.
Ce spectacle que nous voulons populaire, revendique haut et fort sa mission de divertissement.

Extrait Didier Bailly

Les Petites Vertus de Montmartre

Les Petites Vertus  de Montmartre
Spectacle musical
Adaptation de "les types " d’Aristide  Bruant par Magali Noaro du théâtre de la Galatée, mise en scène de Guy Bernard.

L’association Marne en Scène présente une création du théâtre Galatée sur des chansons d’Aristide Bruant, Yvette Guilbert, Jules Jouy et Jean  Lorrain interprétées par deux comédiennes Magali Noaro, Laurence Le Dantec et Gabriel Chantrieux à l’accordéon.

Retrouvez le Montmartre haut en couleur de la fin du 19ème. Lili et Zaza arpentent le bitume entre Montmartre et la Bastille accompagnées de leur frangin Nestor, l’accordéoniste, le tout dans une ambiance Caf’Conc’ sur des chansons d’Aristide Bruant, Yvette Guilbert… avec dialogues en argot sans oublier un clin d’œil au cancan. Un excellent moment cabaret en perspective. Spectacle toutes générations.

Marne en scène : toutescene@yahoo.fr




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