Histoire des Guinguettes
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Les danses dans les guinguettes

Le grand attrait des guinguettes, c'est évidemment la danse. Au fil du temps, les établissements ont su évoluer, à partir des danses traditionnelles, jusqu’aux danses actuelles, en passant par les danses apportées par les Américains, puis par la grande période « yé-yé » des années 1960, avec le twist ou le jerk.
Néanmoins, ce sont les danses traditionnelles qui ont fait le succès des guinguettes. C’était l’époque où il fallait « passer la monnaie » afin que l’orchestre reprenne la musique sur un célèbre « Allez, roulez ! ». Parfois, c’est un jeton de bal qui remplaçait l’argent.

La valse : c’est une danse à trois temps, bien implantée au 19ème siècle. Son nom vient de l’allemand walzen (tourner sur soi-même d’un mouvement glissé, non sauté).

La polka : comme son nom l’indique, cette danse à deux temps fut importée de Pologne en France vers 1830.

La mazurka : cette danse populaire polonaise à caractère chevaleresque ne devint dans de salon qu’au 19ème siècle et fut introduite en France sous le Second Empire. La mesure est à trois temps, le premier et le troisième étant accentués, mais ce dernier plus légèrement. Le rythme est plus lent que celui de la valse, et cette danse comporte près de 56 figures de couples. Le pas de base se compose d’un battement du sol, suivi d’un choc des talons. Les figures sont entrecoupées d’un tour sur place du couple, avec changement de bras et retour en arrière du cavalier (holubiec)

La valse musette : comme son nom l’indique, c’est sur un air de musette (une sorte de gros biniou) que l’on valsait. Puis l’accordéon le remplaça. Mais le nom de la danse resta. C’est dansé sur un rythme plus rapide que la valse traditionnelle, et les couples sont obligés de se serrer l’un contre l’autre, du fait de l’exiguïté des salles de bal.

Le tango : cette danse d’Amérique latine fut introduite en France au début du 20ème siècle. Les pas de cette danse langoureuse comprennent diverses figures croisées et fléchies. C’est surtout après la Première Guerre Mondiale que cette danse connut un franc succès dans notre pays.

Le swing : se danse sur une musique de jazz.

Le « french-cancan » : principalement dansé par des artistes se produisant dans les bals parisiens, notamment sur des airs d’Offenbach.

Le charleston : d’origine américaine, cette danse fut à la mode dans les années 1925. Joséphine Baker en fut une grande spécialiste.

Le one-step : une danse américaine, issue de la communauté noire des USA. Importée en France dès la guerre de 1914-1918.

Le fox-trot : en vogue dans les bals parisiens pendant la période d’entre-deux guerres, et son dérivé, le quick-step.

Le paso-doble : originaire d’Espagne, cette danse à deux pas met en scène le cavalier comme un toréador entrant dans l’arène, et la cavalière jouant le rôle de la cape.

La rumba : sa première version dans les années 1920, proche du boléro, puis dans les années 40, avec des partenaires se tenant plus éloignés l’un de l’autre, c’est la version « rumba cubaine ».

Le cha-cha, issu de la rumba et du mambo, connut son plus grand succès en France dans les années 50.

Puis vinrent le twist, le madison, le madison-twist, le jerk, le rock, les « slow », le sirtaki,  et maintenant de nouvelles danses comme la salsa.

Les guinguettes mêlent ainsi la tradition et la modernité …


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