Histoire des Guinguettes
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Histoire des Guinguettes

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Les accordéonistes :

La « boîte à punaises » pour les uns, la «boîte à frissons » pour les autres, ou encore le « piano à bretelles », l’accordéon est bien entendu l’instrument de musique dont l’image est liée à l’histoire des guinguettes.

Il n’est cependant apparu dans ces établissements que vers les années 1830. L’histoire commence avec la fabrication du « Symphonium » par Wheatstone en 1825, qui associe pour la première fois un clavier, des anches libres et le souffle du musicien. Le « Concertina » lui succède en 1829.

« Le mot "accordéon" apparaît de façon régulière vers la fin du XIXème siècle et sa popularité est immense. Il sert à jouer des transcriptions d'œuvres pour clavier (orgue ou piano). Instrument à vent comme l'harmonica ou l'harmonium, le son est produit par un système d'anches libres (languette fine et élastique en bois introduite dans l'embouchure de certains instruments à vent). L'accordéon traditionnel le plus fréquemment utilisé a été associé à la musique ethnique, folklorique et populaire. Début 1900, Paris verra la vogue de l'instrument qui prend des proportions gigantesques. Il sera, au 20ème siècle, l’un des instruments les plus joués au monde.

Puis, l'"Harmonica" de Paolo Soprani (1897) est vite baptisé accordéon "chromatique" en raison de ses claviers et, par opposition, tous les autres modèles seront des accordéons "diatoniques". Il bouleverse les traditions et ceux qu'attire la musique "classique", n'hésiterons pas à le choisir car ils le trouvent irremplaçable. En 1907, grâce à Giovani Gagliardi, excellent instrumentiste, l'accordéon devient l'instrument dont tout Montmartre parle, c'est-à-dire les habitués du Bateau-Lavoir, du Lapin Agile ou du Moulin de la galette.

Après 1910, l'instrument acquiert un grand prestige auprès d'un public nouveau. De la salle de danse, il passe dans les bals des "gens de maison", dans les petits orchestres, en soliste dans les cafés, dans les spectacles et les salons. Les Harmonies du Nord de la France et Belges vont donner un essor inattendu à l'accordéon. La vogue de l'accordéon tient alors du délire ! Après la Première Guerre, la fameuse polka "Perles de Cristal, de Humel est jouée pour la première fois. L'accordéon est partout et il s'intègre dans les orchestres de jazz et de tango, nouveaux venus.

Quant à la musique, saviez-vous que le "genre musette" tire ses origines d'un instrument très ancien : la musette ? Tout a commencé au XIXème siècle par les bals auvergnats de Paris, animés par des joueurs de cabrettes (famille des cornemuses) aussi appelées musette d'où l'appellation de "bal à la musette". Mais l'accordéon n'y a pas encore droit de cité bien au contraire. Plus tard les Auvergnats se mirent à l'accordéon "diatonique". Citons entre autres Bouscatel dont le café "Le Chalet" devient le centre attractif de la rue de Lappe (… le monde entier va chez Bousca …). Le Bousca de la rue de Lappe continuera à faire la joie des danseurs de musette jusqu'en 1950. Emile Vacher (1883-1969) est l'une des figures les plus originales du monde de l'accordéon, il sera le premier à mettre des javas à son répertoire.

En fait, le "bal musette" existe depuis 1715 au travers des bals masqués, des cabarets, des guinguettes où l'on venait se distraire au son du violon, de la vielle, de la musette accompagnés parfois d'un piston ou d'une clarinette et puis au fil du temps d'autres instruments vendront s'incorporer : le banjo, la guitare et une batterie de jazz. De nouvelles formations introduiront la clarinette, la trompette, le saxophone mais l'accordéon reste le centre de ces ensembles qui, sans lui, ne seraient plus "musette
».

(source : http://www.paris14.info/archive/2005/01/29/paris_accordeon_forever.html)


Les orchestres :

De quelques musiciens ambulants, comme pour les débuts de « Chez Gégène » à Joinville-le-Pont, jusqu’à la formation complète de musiciens, les orchestres des bals ont toujours su jouer dans la diversité.

Très souvent, ils étaient placés en hauteur, sur un balcon où une balustrade, d’où ils pouvaient voir évoluer les couples, et surveiller également leur empressement à « passer la monnaie », afin que la musique reprenne.

Ces formations se constituaient très souvent autour d’un musicien « leader » du groupe : l’accordéoniste. Notamment aprèsla guerre de 1914-1918, lorques les premières formations de jazz firent leur apparition.

On peut citer notamment : l’orchestre Bousca (Rue de Lappe) ou l’orchestre d’Emile Vacher. Mais leur histoire reste à écrire …

Les compositeurs :

Paroles et musiques unissaient souvent deux complices qui créèrent ainsi les plus grands succès des bals et des guinguettes.

Parmi les plus connus :

  • Charles Borel-Clerc (1879-1959) : « Ah ! Le Petit Vin Blanc » (paroles de Jean Dréjac)
  • Vincent Scotto (1876-1952) : « La Java Bleue », « Le Plus Beau Tango du Monde », « Sous les Ponts de Paris », « Tant qu’il y aura des Etoiles », « depuis que les Bals sont fermés »..
  • Maurice Yvain (1891-1965) : « Quand On S’promène au Bord de l’eau », « En Douce », « Mon Homme », « la Belote ».
  • Charles Trénet (1913-2001) : « Revoir Paris », « C’est la Romance de Paris », « Coin de Rue ».
  • J.Jekyll : « A La Varenne ».
  • Etienne Lorin : « A Joinville-le-Pont ». Il fonda en 1957 l’Orchestre d’Accordéons de Paris Ile-de-France.
  • Léon Montagné : « La Guinguette a fermé ses volets ».
  • Léo Maridès : « Le Retour des Guinguettes ».
  • Marc Fontenoy (1910-1980) : « Viens à Nogent ».
  • Alain Barrière : « Les Guinguettes ».
  • Georges Van Parys (1902-1971) : « Ça s’est passé un Dimanche”, “C’est un Mauvais Garçon”, “Comme de Bien Entendu!”, « Un Jour tu verras… ». Il écrivit la partition pour « Casque d’or » de Jacques Becker (1952).
  • Léo Daniderff (1878-1943) : « Le Dénicheur », chanté par Berthe Sylva en 1912, « Là où y’a des frites ».
  • G.Krier : « La Valse Brune » (1909).

 

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