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La photographie

Louis Daguerre arriva à Bry-sur-Marne en 1839. Il était déjà mondialement connu pour son invention du daguerréotype et pour celle du diorama.

Le diorama de l’église de Bry-sur-Marne est le dernier qui subsiste dans le monde, peint par Daguerre en 1842. Une technique spécifique de peinture sur les deux faces de la toile permet de voir ce qui représente, dans le prolongement de l’église de Bry, le chevet de l’église Saint Gervais – Saint Protais de Paris, sous des couleurs très différentes selon l’heure de la journée. Il a été classé Monument Historique en 1913. Daguerre est décédé le 10 Juillet 1851 et est enterré à Bry. A Joinville-le-Pont, on fabriquait les plaques photographiques à l'Usine Jougla, dans le quartier de Polangis.






Parmi les photographies les plus anciennes se trouvent celles d’Ildefonse Rousset qui illustrent le livre du "Tour de Marne", qui date de 1865. Chaque photographie, collée dans le livre, est unique pour chaque exemplaire ! Les personnages n’ont donc pas les mêmes positions ou attitudes selon l’exemplaire que l’on consulte.







Viennent ensuite des photographes moins connus, comme Hippolyte Blancard qui photographia le pont de Sèvres ou le pont de Billancourt, venant d’être détruits pendant la guerre de 1870, l’Ile de Billancourt avec son marchand de vins, l’Estaminet de la Gare à Joinville-le-Pont, le pont de Champigny détruit et les ponts de bateaux sur la Marne, les lavandières au pont de Champigny, et l’ancien pont de pierre de Joinville.

Plus près de nous, Robert Doisneau saisit au vol plusieurs instantanés dans des guinguettes des Bords de Marne : "Café noir et blanc, Joinville-le-Pont, 1948", "La mariée chez Gégène, Quai de Polangis, Joinville-le-Pont, 1946", "Sabine Azéma chez Gégène, 1985" ou dans des établissements parisiens : "Mademoiselle Anita, La Boule Rouge, Rue de Lappe, Paris 11ème, 1951", "L’Accordéoniste, Rue Mouffetard, Paris 5ème, 1951", "Les bouchers mélomanes, Paris 19ème, 1953", "Maurice Baquet et Monsieur Vermandel, l’homme-orchestre, Paris 18ème, 1957".

Willy Ronis est l’autre "grand" de la photographie qui a consacré une partie de son œuvre aux bords de Marne. Né en 1910, sa production est immense et, comme Doisneau, il s’est intéressé aussi bien à la Seine qu’à la Marne. Il prit sa première photo en 1938 sur les bords de Marne. En 2004, une exposition en plein air lui est consacrée à Champigny-sur-Marne, lors du Festival de l’Oh !

"Au Matelot" à La Varenne, par Patrick Bard



Né en 1949, Jacques Faujour nous laisse également de très belles photos de bords de Marne, allant du pêcheur à la ligne jusqu’au pique-nique familial sur l’herbe des berges.

Quant à Patrick Bard, né en 1958 à Montreuil-sous-Bois, il connaît bien la Marne du côté de Nogent pour y habiter, et a utilisé de nombreuses fois l’objectif de son appareil photo pour immortaliser certains scènes de la vie courante au bord de la rivière.




"Chez Gégène" par Patrick Bard

Entré à l’agence Rapho en 1979 à l’âge de 21 ans sur les conseils de Robert Doisneau, il présente sa première exposition photographique en 1982 à la Galerie des Voyageurs à Toulouse. L’année suivante, il est engagé comme photographe à l’Office Municipal de Documentation de Nogent-sur-Marne et s’installe dans l’Île des Loups.

En 1985, il quitte l’OMD et publie sa première monographie : "Paris Côté Cour", agrémenté de textes de Léo Malet. Il expose aussi son travail sur le jazz au célèbre New Morning à Paris et devient membre fondateur du festival Jazz et Polar des Hauts-de-Seine en 1986. Jazz et blues sont des passions qu’il décline également dans ses voyages outre-Atlantique.

En 1993, il publie ainsi "Blues Mississippi Mud", carnet d’un voyage dans le monde du blues. Né, élevé dans une banlieue qu’il affectionne, Patrick Bard en arpente les moindres recoins, en badaud photographe humaniste. Il lui tient à coeur de briser l’image d’une banlieue qui déjà traîne une sale réputation de ghetto. Aux côtés de l’écrivain Thierry Jonquet, il veut montrer une banlieue vivable. Il en tirera une exposition, "Banlieues Buissonnières", présentée en 1993 au Centre Georges Pompidou à Paris.

Entré à l’agence de photographes Editing en 1990, son engagement le porte à se pencher alors sur la mémoire de l’internement en France, de 1939 à 1946, un travail qui sera mis à l’honneur par le Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble qui verra défiler 8000 visiteurs pour l’exposition, en 1995.

C’est en 1996 que Patrick Bard se rend pour la première fois à la frontière américano-mexicaine. Inlassablement, 5 années durant, il en documentera la dure réalité. Régulièrement publié dans la presse française et étrangère, du New York Times magazine à Libération, remarqué par Le Monde lors de son exposition au festival international de photo journalisme Visa pour l’Image de Perpignan, ce travail donne enfin lieu à une monographie, "El Norte", Publiée en 2002.

Il n’a, cependant, jamais renoncé à la vie associative. En 1999, il a succédé à Roger Pic à la présidence de l’Association des Journalistes Reporters Photographes et Cinéastes. Cofondateur de la Société des Auteurs d’Images fixes, des Assises de la Création Salariée à l’Assemblée Nationale, administrateur du régime de sécurité sociale des artistes auteurs, il est de tous les combats pour le droit d’auteur et la liberté d’expression.

Ses photographies, publiées dans la presse du monde entier, ont été exposées en France, depuis les grilles du Sénat jusqu’à la Villette, mais aussi au Mexique, en Espagne, en Italie, au Bengla Desh et aux USA. Il est l’auteur d’une vingtaine de monographies et nombreux sont les musées qui ont acquis ses oeuvres. Enfin, ce touche-à-tout a récemment collaboré au film "Babel", du mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu, récompensé à Cannes par le prix de la mise en scène.

Il est venu sur le tard une vocation d’écrivain à Patrick Bard. Son premier roman, la Frontière (Seuil), traduit en plusieurs langues, est un succès en France et au Mexique. Il a été récompensé par le prix Michel Lebrun (France 2003), le Prix Brigada 21 du meilleur roman policier étranger (Espagne 2005) et le prix Ancres Noires 2006 (France 2006).

Patrick Bard a depuis publié deux autres romans. Très impliqué dans la défense de l’environnement, son travail sur l’eau a été présenté dans le cadre du Festival de l’Oh ! en 2005 et 2006 à Nogent-sur-Marne où il réside toujours.


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