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Histoire des Guinguettes

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Les autres guinguettes de la banlieue parisienne

La plupart des établissements étaient situés près d’un cours d’eau ou d’un lac. Cependant, certains se sont installés dans des lieux insolites, mais toujours joignables de la capitale par le chemin de fer.

Les guinguettes de Robinson en sont l’exemple typique. Installées dans et autour de châtaigniers centenaires, elles apportaient au Parisien une note d’exotisme, de retour à la nature, si cher à Jean-Jacques Rousseau. Aussi, il n’est guère étonnant qu'elles se soient édifiées dans cette Vallée de Chevreuse qu’il connaissait si bien. Construites dès 1848, des cabanes en bois étaient perchées en haut de ces arbres où l’on servait le déjeuner dans des paniers hissés par des cordes. Des attractions agrémentaient le lieu, comme la promenade à dos d’âne.

Les cabanes dans les châtaigniers à Robinson.

On doit la popularité de Robinson à des établissements bal-restaurants construits dans de grands châtaigniers. Le Val d’Aulnay, domaine qui sépare le Plessis (Piquet) de Châtenay-Malabry, est en effet très boisé et notamment en châtaigniers. En 1848, Joseph Gueusquin, amateur des récits de Robinson Crusoé, eut l'idée d'installer dans les plus gros châtaigniers des plateformes et autres cabanes reliées entres elles. Il y établit un bal-restaurant sous l'enseigne de "Grand Robinson". Celui-ci fut rebaptisé "le Vrai Arbre" en 1888. La mode est lancée et le tout-Paris se presse les dimanches à Robinson pour fréquenter la dizaine de guinguettes construites entre la deuxième moitié du XIXe et le début du XXe siècle. La ligne de train est spécialement prolongée jusqu'à Robinson et la station de train Sceaux-Robinson est construite en 1895. Les guinguettes de Robinson deviennent un des hauts lieux de la fête et attirent de prestigieux invités tels que le tsar de Russie et le roi d’Espagne.

Les plus célèbres guinguettes de Robinson : "Au Vrai Arbre", "Le Grand Arbre", "l'Arbre des Roches","au Grand Saint-Eloi", "La renommée des pommes de terre frites" et "L'Ermitage" ...

On voit que le succès fut si grand que ces établissements se firent concurrence, si bien que, ne sachant plus ensuite lequel avait été le premier, chacun y allait de sa publicité « Au Vrai Arbre », un peu comme pour la « vraie » source de la Loire ! La commune prit même le nom officiel du Plessis-Robinson, tant la renommée de ces guinguettes profitait à la commune.

Le Bal « Chez Gervaise » à Brunoy.

L’inauguration de la ligne de Sceaux, futur R.E.R. B, en 1946, a ensuite bien facilité leur accès… mais c’était pour voir la fin de cette épopée.

Plus au sud de Paris, à Brunoy, dans l’ancienne Seine-et-Oise, et tout près de la forêt de Sénart, c’est « Chez Gervaise » qui, de 1924 à 1976, attira de nombreux visiteurs, dans doute plusieurs millions. L’attraction principale de cet établissement étaient les fameux vélos excentriques, repris par « Chez Gégène » à Joinville-le-Pont. C’était bien la création de Monsieur Gervais dans sa fameuse « Ferme du Cycle ». Le dancing pouvait alors accueillir 800 personnes.

Brunoy était très réputée par d’autres guinguettes comme « Le Moulin de la Galette », situé près de la pyramide et qui existe encore, ou bien « Le Chat Noir », « Le Petit Robinson » (encore un !), « A la Gaîté » et « La Chaumière de la Pyramide ».

D’autres guinguettes ont ouvert leurs volets parfois loin de Paris, et doivent faire l’objet de recherches. Actuellement, vous en trouverez une près de la Ferté Millon, à Silly-la-Poterie : « La Guinguette du Port aux Perches ». Et à Villeneuve-Saint-Georges, « La Guinguette Auvergnate ».

De même, en Seine-et-Marne « la Guinguette de l’Hermitière » réunit tous les ingrédients pour en faire un établissement authentique. Et, à Condé-Sainte-Libiaire, « La Traction » et « L’Ile des Cygnes ».


 

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